La viande : impact sur notre santé et sur la planète

Il devient impératif de modifier nos habitudes alimentaires. La consommation de viande est l’une des causes de la destruction de notre écosystème. Une consommation trop importante peut avoir un impact néfaste non seulement sur la planète mais également sur notre santé.

Concernant la nature, il existe un lien direct entre le phénomène de déforestation, l’émission de gaz à effet de serre, la pollution, la forte consommation des eaux. Concernant notre santé, une forte consommation de viande augmente les risque de cancer, de diabète et les troubles cardio-vasculaires.

Selon une étude du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), un français mangerait de la viande environ 10 fois par semaine et la moyenne serait de 135 grammes par jour et par personne. 135 grammes par jour et par personne.

La production de 1 kg de viande nécessite 7 à 10kg de végétaux. L’alimentation du bétail représente plus de 70% des surfaces agricoles ce qui a pour conséquence immédiate l’usage de quantités pharaoniques de pesticides, engrais, moyens de transport et donc d’énergie. Selon WWF, 1 kg de viande nécessite 323m2 de terre. La production d’1 kg de boeuf nécessite 15 000 litres d’eau et générerait l’émission de 34,2 kg d’équivalent CO2.

Le réchauffement climatique est en partie dut à la forte consommation de viande. L’élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre. (Source : FAO). Cela représente 7,1 milliards de tonnes d’équivalent CO2. Ces émissions de GES se répartissent comme suit. 45 % correspondent à la production et au transport des aliments. 39 % proviennent de la fermentation gastrique des ruminants. le reste correspond à l’abattage des animaux, leur transport, le stockage des produits animaux. (Source : Tackling Climate Change Through Livestock (FAO, 2013))

L’élevage bovin serait également responsable de 63% de la deforestation en Amazonie (source : Greenpeace). Durant les quarante dernières années, près de 800 000 km2 de forêt amazonienne ont été détruits. La déforestation a causé 12 % des émissions mondiales de GES entre 2000 et 2005 (Congressional Budget Office, 2012). Ce phénomène a évidement contribué à la destruction de l’habitat de la biodiversité locale. 

Pour lutter contre le réchauffement climatique, Le 55e rapport du GIEC (IPCC 2014, chapitre 11 estime que la simple application des recommandations nutritionnelles de la Harvard Medical School, qui conseillent de limiter la consommation moyenne de viande de ruminants à 10 g par jour et la consommation des autres viandes, du poisson et des œufs à 80 g par jour, permettrait de réduire de 36 % les émissions de GES d’origine agricole, et de plus de 8,5 % les émissions totales.

Une étude britannique (Scarborough et al., 2014) a évalué que les végétaliens émettaient 2,5 fois moins de GES pour leur alimentation que les omnivores (consommant 100 g de viande par jour ou plus).

Enfin, d’un point de vue économique, selon l’Agreste, le budget annuel par personne pour l’achat de viande serait de 520 euros, tandis que l’INSEE estime ce budget à 720 euros.